De l'amour. II

Publié le par Emmanuelle

Mourir aux autres pour naître à soi

 

C'est le but.

 

Pas envie de dormir, mais épuisée.

Envie de me noyer dans l'art, films livres dessins, peintures, corps, rencontres.

 

Aujourd'hui j'ai encore expliqué à quelqu'un mon problème avec l'Amour;

 

Rencontrer l'amour, le vrai le grand est beaucoup trop dangereux car on est à l'abri de rien et si on le perd.. On fait comment ??? On vit comment ? On survit comment sans l'autre ?!

 

Quand mon grand père est mort, ce qui m'a rendu le plus triste n'est pas qu'il soit mort mais que ma Grand-mère se retrouvait seule, sans lui. Et je ne pouvais le concevoir. Ne pouvais concevoir sa peine.

 

Pour avoir connu des gens ayant perdu leur fiancé dans des accidents dans leur jeunesse, et avoir un mal fou à trouver quelqu'un d'autre 20- 30 ans plus tard…

 

Pour avoir entendu mon père me dire que quand sa bien-aimé est partie il l'aurait accompagné s'il ne nous avait pas eu.

 

Pour avoir rencontré des gens qui ont sombré dans des dépressions très fortes et très longues après des séparations, qui des années après remettent ça encore sur le tapis…

Le temps peut passer, la blessure reste.

 

 

Avec tout ça, le risque pour moi était trop grand.

 

Parce que l'amour doit danser avec la mort dans le lit du couple amoureux.

Attaché à l'amour est la peur de perdre l'autre.

 

Vie Mort Vie, lire Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estes pour bien comprendre.

 

Jusque là cette peur m'a fait éviter, craindre, redouter l'attachement en amour.

Je n'ai aimé que des hommes avec qui je ne voulais ni ne pouvais vivre ou être en couple avec.

Donc des amours toujours sublimées, pas vraiment vécues, pas autorisées.

 

La peur, la peur je vous dis quelle salope.

 

Aujourd'hui j'ai vu deux films.

Le premier "Laurence Anyways" qui raconter une grande, grande histoire d'amour, de vrai amour, celui dont on rêve tous de ressentir. Mais difficile, exigent, trop difficile, trop exigent, tellement que l'un des deux préfère y renoncer. Mais ne l'oublie jamais et est toujours prête à vibrer de cet amour. Encore et encore. Parce que c'est une évidence et une odeur. C'est toujours une odeur non ?

L'amour.

 

Et dans un autre film le personnage perd son grand amour au tout début. Tout jeune, dans un accident de moto.

Et grosse dépression, des années et des années… Et finalement il refait sa vie. Il ne l'oublie pas.

Mais il retrouve une sorte d'équilibre. 

Dans les deux films c'est le cas.

L'amour pour l'autre est intact. Rien est oublié. L'odeur est toujours là, dans le souvenir, dans le coeur.

 

C'est juste que c'est un peu plus pâle, un peu plus fade, un peu moins existant sans le grand amour.

Mais ça peut toujours être bon, harmonieux, doux, paisible, et plein d'amour. Juste un peu moins de thrill.

 

Et c'est don ça que je cherchais, préférais.

Et c'est pour ça que ça n'a pas marché quand je l'ai trouvé.

Lui voulais la passion, la fusion, le grand truc, et moi je trouvais ça génial, on était si bien !!!

Oui on était si bien.. Je pensais que c'était parfait pour 3-5 ans jusqu'à ce que j'eusse envie de nouveauté. J'en aurait crevé pour un peu plus. L'amour grandissait et s'approfondissait. La confiance aussi. Le désir toujours présent. Mais non, il y a plus.

 

Alors aujourd'hui je dis; bring it on. Com' on ! J'aurais pas peur. Déchire mon coeur, exploses mes atomes, make me dizzie take me all as I am.

I'll take you if I can. Try not to eat you but savor you. ok ?!

 

Toutes mes choses un peu ridicules, et mes ptis poils et mes ptis défauts, et les coups durs qui m'ont donné un coup de vieux. Je sais. tant pis. On s'en fout ok ?! C'est pour les yeux. Pour les yeux y'a les autres s'il faut. OK ? Dis… ok ?!

 

Ha mince j'ai envie de pleurer.

 

 

Encore...

 

 

 

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